Une stratégie processuelle

Le troisième axe consiste justement à élaborer un mode d'action. Or, comment utiliser la pensée complexe pour élaborer un mode d'action, alors même que l'action, par essence, simplifie et réduit?

L'action s'envisage alors comme un "pari", comportant une dimension incertaine mais exigeant une décision et donc un parti pris. Pour le philosophe Laurent Bibard (2018), les actes ne valent alors que par leurs intentions, et il n'existe pas de bonne ou de mauvaise décision. Une stratégie processuelle repose sur une oscillation entre prospectivité et rétrospectivité selon Karl Weick : des objectifs impulsent une action, et un regard réflexif permet de tirer un "petit gain" de l'expérience qui permettra de rediriger la stratégie.

Comme l’explique Edgar Morin : « Le mot stratégie ne désigne pas un programme prédéterminé qu’il suffit d’appliquer ne variatur (sans possibilité de changement) dans le temps. La stratégie permet, à partir d’une décision initiale, d’envisager un certain nombre de scénarios pour l’action, scénarios qui pourront être modifiés selon les informations qui vont arriver en cours d’action et selon les aléas qui vont survenir et perturber l’action ».

La stratégie doit donc émerger de la synergie entre les acteurs.

Dans les prochains articles nous allons proposer une suggestion de stratégie processuelle pour mettre en place un système éducatif flexible et indépendant.

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