Une indépendance de la pédagogie

La troisième caractéristique de ce modèle est la flexibilité de sa pédagogie: l’apprentissage repose sur la construction du savoir à partir de l’apprenant, à l’inverse d’une formalisation du savoir partant de l’enseignant.

Il n’y a donc pas une manière d’enseigner, mais une adaptation aux besoins du public. Cette pédagogie adaptative, si elle ne repose pas sur une méthode stricte, part de fondements énactifs, invitant les apprenants à construire le savoir plutôt qu’à l’assimiler.

Nous avons vu dans l'article sur les limites de la formalisation du savoir que la prise en compte de la cognition étendue, c’est-à-dire des dimensions perceptive, affective, conative et réflexive de la cognition, est indispensable à un apprentissage efficient, sensé et durable d’après le paradigme de l’énaction.

Or, la mise en pratique d’une pédagogie énactive n’est possible que dans un cadre flexible. Permettre à l’apprenant de partir de ses motivations et de vivre des expériences d’apprentissage riches émotionnellement et sensoriellement n’est pas compatible avec un cadre spatio-temporel et un contenu rigides.

Plutôt que de décontextualiser le savoir en le transmettant de manière abstraite dans une classe coupée du réel à un élève passif, une pédagogie énactive invite l’apprenant à construire un rapport au savoir à partir d’expériences vécues dans un environnement riche, c’est-à-dire qui fait appel à l’ensemble de son potentiel cognitif.

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